Yankov a ému les troisièmes

Les élèves de troisième du collège Nazareth ont suivi l’histoire de Yankov, l’un des 1000 enfants juifs rescapés de Buchenwald. (Histoire tirée du livre de Rachel Hausfater) . Yankov a onze ans et ce n’est plus un enfant. Sidéré, prostré, effrayé devant ces hommes qui viennent le libérer. Que font-ils ? Que veulent-ils ? Ils cherchent, ceux-là, à l’approcher, à l’apprivoiser. Ils n’aboient pas, ils ne frappent pas. Pourquoi leur ferait-il confiance ? Où se loge la confiance quand on sort de Buchenwald ? En sort-on jamais ?

Et pourtant cet orphelin meurtri dans sa chair et sa pensée, petit à petit, retrouve les souvenirs de tendresse et de présence de ceux qu’on lui a arrachés. Retrouver la mémoire de ceux qu’on a perdus, père, mère, petite sœur, c’est souffrir encore, une violence, une souffrance nécessaire pour entrevoir une guérison. Il peut à nouveau regarder ceux qui l’entourent.

Et alors surgit une bonne fée. Grâce à son attention, sa générosité inépuisable, Yankov parvient à vaincre les blessures de la barbarie, de l’ignominie. Il ne sera ni sa victime, ni son esclave. Il sera un témoin qui s’est relevé pour vivre enfin !